Afin de comprendre les enjeux qui existent concernant ce continent,
voici quelques pistes pour réfléchir et agir:
  • Toutes les revendications territoriales en Antarctique sont sans valeur et le continent est déclaréet le déclare réserve naturelle dédiée à la paix et à la science. voir le Traité sur l'Antarctique
  • Fragilité de l'environnement
  • Pressions sur les ressources
  • Pressions touristiques
  • Revendications territoriales


Nhésitez pas à vous tenir régulièrement informer de l'actualité antarctique, et lisez cette lettre:

14 mois de vie au quotidien en Antarctique me permettent, outre les faits déjà connus, de rendre compte de la fragilité de ce milieu. En effet, pendant 14 mois, je ne suis pas tombé malade. L'Antarctique, continent le plus froid du monde (moyennes annuelles de -10°C environ sur les côtes et de -60°C au cœur du continent avec des minimas à -90°C), ne permet pas aux bactéries, microbes et virus de subsister. Pour les mêmes raisons aucun invertébré, ni insecte ni animal terrestre n'y vit. Les décomposeurs, derniers maillons de la chaîne alimentaire n'y existent donc pas. Après que les 70 000 manchots adélies aient quitté les îles de l'Archipel de Pointe Géologie, à la fin du mois de février, peu avant que la banquise ne se forme, j'ai vu le sol jonché de cadavres de manchots adélies, poussins ou adultes n'ayant pas survécu à l'été. Ces restes ne sentaient pas l'odeur de cadavre. Ils avaient tous simplement séchés au Soleil, durant le bref été antarctique. Ils gèleront le reste de l'année, ensevelis sous la neige, pour être révélés l'année suivante. Ces cadavres se sont tous simplement momifiés naturellement.

Lecteur, si vous apportez et déposez une pomme en Antarctique, celle-ci ne pourrira pas. Après quelques semaines, elle sera lyophilisée et restera à jamais, (sauf action du vent et des marées bien sûr), à l'endroit où vous l'avez déposée.

Certaines nations et multinationales pétrolifères lorgnent déjà, plus de 30 ans avant la fin du traité sur l'Antarctique (en 2048) qui protège ce continent et le destine uniquement à la paix et à la science, sur les ressources que ce dernier espace encore inviolé de la planète contient.
Par exemple, cet article du Figaro paru le 14 novembre 2007 :

La Grande-Bretagne va demander des droits exclusifs sur l’utilisation d’une grande surface du plateau continental au large de l’Antarctique. La zone qui va être revendiquée auprès des Nations unies représente près d’un million de kilomètres carrés. L’espoir est évidemment de pouvoir exploiter un jour les ressources souterraines, pétrole, gaz ou métaux, de cette région encore vierge.

L’initiative britannique, qui rencontre un écho particulier après les prétentions russes au pôle Nord, contrevient surtout à l’esprit du traité de l’Antarctique de 1959, qui a fait du continent austral une réserve naturelle dédiée à l’exploration scientifique, et qui a gelé toutes les revendications territoriales des pays sur son étendue. En 1982, une convention internationale, signée par le Royaume-Uni, a dépassé la limite du continent pour protéger la faune et la flore marines de l’Antarctique. Le découpage du continent en parts de gâteau entre l’Australie, la Grande-Bretagne, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, le Chili et la France (terre Adélie) que l’on peut voir sur de nombreuses cartes n’est en fait pas reconnu au plan international. Le traité, qui est actif jusqu’en 2048, interdit d’ailleurs toute activité militaire armée sur le continent.

Les revendications britanniques irritent évidemment le Chili et l’Argentine, qui prétendent avoir des droits sur les mêmes zones que la Grande-Bretagne. La zone en question s’étend des îles Malouines, au nord, jusqu’aux côtes de la péninsule Antarctique, au sud.

De plus, le tourisme (dont le traffic aujourd'hui dépasse celui des opérations de recherche) encore parfaitement encadré et contrôlé pourra donner lieu à toutes les surenchères possible si le traité n'est pas reconduit, ajoutant une source dérangement et de dégradation importante.

Ami lecteur, ce grand continent blanc, dernière grande étendue pure de la planète, est aujourd'hui même source de convoitises de toute part. Son avenir est bien sombre et ce continent est en passe de devenir un champ de bataille. Le réchauffement de la planète et l'exploitation sauvage de ses ressources sont deux nuisances qui, en Antarctique plus qu'ailleurs, entraîneront de tragiques conséquences.

L'avenir est entre nos mains, entre les vôtres, entre les miennes. Nous devons engager des mesures plus efficaces de protection et reconduire ce traité de manière permanente, en même temps qu'apparaissent les pressions gouvernementales, financières et industrielles sur cet endroit, c'est-à-dire aujourd'hui même. Soyez acteur du monde dans lequel vous vivez. Engagez-vous, tout comme moi, signez cette pétition.

Jonathan.